Situation sociale à prendre en compte ! La France est un territoire d'Inégalités !!

En 2017

Quant aux revenus : écarts continuent à se creuser.
Quant à l'Education : L'école amplifie-t-elle les inégalités ? Quant au travail : Et les oubliés du mal emploi ?
Quant aux modes de vie :il se pourrait que ce soit la grande confusion .
Quant aux territoires :La grande confusion !

Le deuxième rapport sur les inégalités en France tente de mettre un peu d'ordre dans un vaste fourre-tout. Il vise à mettre un peu d'ordre dans le débat public.

Sans offrir un panorama exhaustif, ce rapport constitue une synthèse dont on peut trouver plus de détail sur le site de "L'observatoire des inégalités"

www.inégalités.fr

Nous allons donc ici contribuer à permettre d'identifier les domaines où il est urgent d'agir en matière de réduction des inégalités.

Nous reviendrons donc dans des billets ultérieurs - un par thème- sur la question des revenus, celle de l'éducation,, sur le travail puis les modes de vie. Mais dans un premier temps évoquons quelles questions générales.

Tout d'abord la question des inégalités n'est-elle pas une hypocrite française ?

Le tableau des inégalités en France ne pousse vraiment pas à l'optimisme.

Les classes favorisées, gourmandes en veulent toujours plus.
Mais le refus de voir les inégalités sociales dont sont victimes les classes populaires, l'exploitation des travailleurs flexibles par des employeurs stables eux, la précarité et le chômage des non diplômés conduit à une exaspération qui s'exprime dans les urnes et/ou par la non participation au vote qui va grandissante.

Le débat sur l'état des inégalités est-il vraiment à la hauteur ?

Un grand nombre de commentateurs refusent de voir les conséquences de cette montée des écarts entre milieux sociaux. Cependant la dramatisation n'aide pas davantage. Le modèle d'un Etat social à la française, s'il n'a rien de providentiel n'est pas à l'agonie. Notre pays demeure l'un des pays où il fait bon vivre sur la planète.

Les autres pays sont loin de faire mieux que la France y compris dans le domaine de l'emploi. Le chômage mine notre société mais les meilleures performances de nos voisins ont le plus souvent été obtenues au prix d'une montée de la pauvreté laborieuse ou en sortant une partie des actifs du marché du travail ...

Néanmoins, il ne faut pas se priver d'apporter des éléments concrets qui viennent à décrire la réalité sociale comme elle se présente.

Les français sont-ils d'affreux pessimistes ?

En fait, le français n'ont qu'une vague idée de ce qui se passe chez leurs voisins. Ce qui compte surtout c'est la réalité de ce que nous vivons et l'écart avec notre aspiration à l'égalité.

De plus, la légitimité de cette aspiration, portée par la devise de notre pays "Liberté-Egalité-Fraternité" est nourrie par les pouvoirs publics. Or, l'écart entre les paroles et les actes, entre les constats établis et les politiques publiques menées, est immense.

Comment, par exemple, au cours de vœux à la presse du 20 janvier 2015, peut-on entendre le premier ministre d'alors (Manuel Valls) déclarer "Il existe en France un apartheid territorial, social, ethnique" et ne pas voir mettre en œuvre des moyens d'ampleur pour le réduire ?

HYPOCRISIES qui constituent autant de violences et les exemples sont nombreux...

Il faut aussi apprécier les inégalités dans leur niveau certes mais aussi dans leur évolution.

Dans une société où le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 75% au cours des 8 dernières années (de 3 à 4,5 millions) et où le nombre de pauvres a augmenté d'un million en dix ans, il est compréhensible d'être pessimiste.

Au-delà des situations les plus critiques d'exclusion d l'emploi ou de pauvreté, les inégalités s'accroissent dans de nombreux domaines en particulier en ce qui concerne les revenus.

Les "Trente Glorieuses " ont été marquées par une croissance des écarts de niveaux de vie qui constitue l'une des raisons des grèves de 1968. Les années 1970 et 1980 ont constitué un trouvant avec une nette diminution de ces inégalités. Mais, depuis le milieu des années 1990, le vent tourne. Les plus riches ont recommencé à s'enrichir et bien plus vite que les autres.

La dénonciation de "l'enrichissement des riches" fait l'objet d'un assez large consensus parce que, en france, les riches sont toujours celles et ceux qui gagnent plus que soi-même.
Le fait que l'on entre dans le dixième le plus favorisé des niveaux de vie quand on perçoit plus de 3 000 € net mensuel pour une personne seul (après impôts et prestations sociales) continue à susciter l'étonnement dans certaines couches sociales.
80% des françai(se)s estiment ainsi que la société est "plutôt injuste" selon le baromètre annuel du Ministère des affaires sociales (données 2016). Ce sentiment et l'ampleur des déficits publics ont conduit à la mise en place de mesures fiscales fortes de taxation, à la fin du quinquennat de N Sarkozy tout comme au début de celui de F Hollande.

Un autre phénomène s'est amorcé à la suite de la crise économique de 2008 : l'appauvrissement des plus pauvres.

Si la baisse de leur niveau de vie ne s'est pas amplifiée au cours des dernières années grâce à la protection offerte par notre modèle social, cependant, la lente diminution du niveau de vie des 10% les moins favorisés constitue un retournement historique, un marqueur de notre histoire sociale.

Que les riches s'enrichissent, c'est monnaie courante; que les pauvres s'appauvrissent, cela change la donne !

C'est un choc qui nourrit une haine envers ceux qui continuent à profiter.

Si les classes moyennes ne sont pas "étranglées", elles sont entrées, depuis les années 2000, dans une périodes de stagnation.

Pour elles, ce coup d'arrêt constitue un renversement.
Ces catégories sociales sont souvent issues de milieux populaires, ruraux, ouvriers ou immigrés. Elles ont connu par le passé des mouvements parfois nets d'ascension sociale. Voir leurs enfants peiner à faire au moins aussi bien qu'eux entraine une profonde déception voire du ressentiment.

La situation des revenus n'est pas la seule à influencer un jugement sur les inégalités.

L'Ecole française n'est pas "championne du monde des inégalités" mais elle pêche par le grand écart entre le message d'égalité qu'elle véhicule et les privilèges dont jouissent les catégories les plus diplôméees.

Cet écart a un impact d'autant plus grand que disposer d'un titre scolaire, en France, joue un rôle plus important qu'ailleurs. Comme le souligne le sociologue de l'éducation - François- Dubet : le formalisme français donne au titre scolaire "une emprise" que d'autre pays ne connaissent pas.
Confère l'ouvrage de François Dubet et Marie Duru-Belalat intitulé " Les sociétés et leur école. Emprise du diplôme et cohésion sociale. " Le Seuil 2010.
Les inégalités scolaire ont été décrites de longue date et encore récemment "L'école qui classe" Joanie Cayouette-Remblière PUF sept2016. !!!Cependant, la violence des inégalités subies par une partie de la jeunesse est mal mesurée par les autorités en charge des politiques éducatives.

L'injustice scolaire nourrit une défiance vis-à-vis de l'institution, et cette défiance structure les rapports sociaux.

Les enfants des milieux populaires savent que la compétition est faussée face aux initiés du système.

Pas tant en raison de l'aide directe des parents favorisés à leurs enfants, mais du contexte dans lequel ils baignent (confort matériel, loisirs, langage etc) et de leur connaissance des rouages du système (exigences, orientation, etc...
L'ampleur de l'enjeu peut se lire dans l'omniprésence du débat scolaire dans la presse, comme dans la façon dont les dominants, bien organisés, bloquent toutes les évolutions du système éducatif, même les plus mineures, de la modernisation de l'orthographe à l'assouplissement de la notation, en passant par les langues anciennes sans oublier les rythmes scolaires objets d'allers et retours ....

Il nous faut donc revenir un billet à la fois à chacun des 4 thèmes abordés par l'observatoire des inégalités dans son rapport Editon 2017.

A bientôt !

Commentaires

1. Le 30/06/2017, 10h56 par Marceline

Je crois qu'il faut quand même s'autoriser à dire que du niveau local au niveau national les autorités ne sont pas insensibles à la question des inégalités.
Bien que n'étant pas de cette couleur là je dois à l'honnêteté intellectuelle de souligner que sous le quinquennat Sarkozy on n'a jamais construit autant de logements sociaux.
De plus, les minimas sociaux adultes handicapés et vieillesse ont été fortement augmentés.
Sous Hollande des politiques de lutte contre le temps partiel contraint, de prise en compte de la pénibilité, de de réforme de l'école, de formation des chômeurs, même insuffisantes ont été entreprises.
Dans de nombreuses communes, départements, régions des actions de lutte contre les inégalités sociales, de démocratisation de l'accès au services publics sont engagées souvent avec l'appui d'associations .
La France s'est quand même dotée depuis la 4ème république d'une administration de haut niveau qui œuvre pour la prise en compte des besoins.
Mais le bilan n'est pas à la hauteur des enjeux il faut le souligner et cela disons le nettement faute de courage politique !!!!!!!!!
Le défi est clair pour la nouvelle majorité : va-t-elle arriver à recoller les morceaux entre ceux qui sont à la peine et ceux qui profite ?
Ou va-t-elle elle aussi laissé faire?
Il faut appeler un chat un chat.
Faut-il se contenter de parler d'égalité des chances ?
Encore faut-il mettre en œuvre de véritables politiques de lutte contre l'inégalité.!
Il faut cesser de ne fonder la société que sur la compétition fut-elle libre et non faussée (sic)

2. Le 30/06/2017, 11h14 par Maxime

Cela m'impose-t-il pas une réflexion de fond ?
Quelles transformations apporter à notre modèle pour l'améliorer.
De l'école au monde du travail en passant par la fiscalité, la santé, le logement etc.
Comment réduire l'insécurité sociale à laquelle est confrontée toute une partie du salariat, notamment le splay jeunes ?
Comment changer la façon de faire l'école ?
Comment répartir plus équitablement les impôts et les prestations sociales ?
Il faut faire des choi, négocier des compromis.
Le retour de la confiance du peuple en peut se faire que si il a le sentiment d'un effort partagé en fonction des capacités de chacun !!!

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